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L’aviation africaine à la croisée des chemins : entre modernisation, défis sécuritaires et mémoire historique

Introduction

Alors que l’aviation africaine poursuit sa dynamique de développement pour répondre à la croissance démographique, aux ambitions économiques et à la nécessité de connectivité intra-continentale, les derniers jours ont été riches en actualités majeures. De la montée en puissance de la formation aéronautique au Sénégal à des incidents en vol impliquant des compagnies internationales, en passant par des avancées structurelles dans la navigation aérienne régionale, ces faits récents illustrent les progrès mais aussi les failles du secteur.

Parallèlement, la disparition d’un grand nom de l’aviation africaine, Marcel Mensah Kodjo, rappelle les heures historiques de l’ambition panafricaine dans le domaine aérien.



1. Saint-Louis dans le giron de l’ASECNA : un pas stratégique pour la sécurité aérienne

Le 21 mars 2025, le Sénégal a franchi une étape significative avec l’intégration de l’aéroport Ousmane Masseck Ndiaye de Saint-Louis dans le périmètre de l’ASECNA (Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar). Cette décision vise à renforcer la sécurité des vols, optimiser la navigation aérienne et préparer la ville de Saint-Louis à accueillir une augmentation du trafic aérien, en particulier dans le cadre des projets gaziers offshore régionaux.

Cette intégration permet :

  • Une meilleure coordination du trafic aérien régional.

  • L’alignement de l’aéroport avec les normes internationales de sécurité.

  • Une montée en puissance de la fonction stratégique de Saint-Louis comme plateforme logistique au nord du Sénégal.



2. Incident à bord d’un vol Ryanair au Maroc : la sécurité en vol encore mise à l’épreuve

Le 22 mars, un vol Ryanair reliant Agadir à Londres a dû être dérouté vers Marrakech après une violente altercation entre passagers. À l’origine, un simple différend concernant un changement de siège a dégénéré en bagarre générale, nécessitant l’intervention de l’équipage.

Cet incident, bien que mineur par rapport à un accident technique, souligne plusieurs problématiques :

  • L'importance de la gestion des conflits à bord dans un contexte de vols de plus en plus accessibles à un public large.

  • Le besoin de renforcer la formation du personnel de cabine à la gestion des comportements agressifs.

L’enjeu d’une coopération fluide entre les autorités aéroportuaires et les compagnies étrangères en matière de sécurité.


Les événements récents, bien qu’hétérogènes, dessinent un tableau clair de l’état actuel de l’aviation africaine : un secteur en mutation, entre défis opérationnels, progrès visibles et nostalgie d’une ambition panafricaine un peu délaissée.



 
 
 

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