top of page
Rechercher

L’aviation africaine à la croisée des chemins : entre modernisation, défis sécuritaires et mémoire historique (2)

Hommage à Marcel Mensah Kodjo, pionnier de l’aviation africaine

Le 23 mars 2025, le décès de Marcel Mensah Kodjo, dernier directeur général d’Air Afrique, a suscité une vague d’émotion dans le monde de l’aviation panafricaine. Banquier de formation, il avait été l’un des derniers à incarner la vision unificatrice de l’aviation continentale, à travers une compagnie multinationale portée par 11 États africains après les indépendances.

Sa disparition invite à :

  • Réfléchir aux échecs et aux succès de l'intégration aérienne africaine, dont Air Afrique reste un symbole fort.

  • Rappeler que la coopération entre États africains dans le domaine du transport aérien est possible – et nécessaire.

  • Honorer la mémoire d’un dirigeant qui croyait en l’indépendance stratégique des infrastructures africaines.



5. Un appel au réalisme et à la coopération continentale

Enfin, l’AFRAA (Association des compagnies aériennes africaines) a publié un communiqué appelant à une coopération renforcée entre compagnies, États et institutions continentales pour bâtir une aviation africaine prospère, rentable et sécurisée.

L’organisation rappelle que :

  • L’Afrique est toujours trop dépendante des compagnies non-africaines, qui dominent 70 % du trafic.

  • La fragmentation réglementaire, l’absence d’un marché aérien pleinement libéralisé (malgré le MUTAA), et le coût élevé des taxes aéroportuaires entravent le développement.

  • Il est essentiel de consolider les compagnies existantes, créer des alliances régionales, et renforcer les hubs stratégiques.




Conclusion

Les événements récents, bien qu’hétérogènes, dessinent un tableau clair de l’état actuel de l’aviation africaine : un secteur en mutation, entre défis opérationnels, progrès visibles et nostalgie d’une ambition panafricaine un peu délaissée.

Le développement des compétences locales, la modernisation des aéroports, les incidents de vol et la mémoire de figures comme Marcel Mensah Kodjo convergent vers une vérité simple : le ciel africain a besoin de coordination, d’investissement intelligent, et de vision à long terme.

Dans un monde globalisé, l’Afrique ne peut pas se permettre de rester à la traîne. L’aviation, loin d’être un luxe, est une infrastructure vitale pour le développement, l’unité et la souveraineté du continent.


 
 
 

Comments


Nous rejoindre

Rejoignez notre liste de diffusion et profitez d'offres spéciales réservées à nos abonnés.

Merci pour votre envoi !

bottom of page